Deux petites photos entre nos coups de pinceaux
pour vous dire qu'on ne vous oublie pas...
Admirez l'escalier ancien et charmant,
poncé par Monsieur et peint par Madame
ainsi que la jolie porte en bois...
Mais on n'oublie pas les joies de là-bas
et le dernier plongeon dans la piscine
avant de s'élancer vers le grand Nord...
Merci à tous vos gentils messages, je ne peux pas y répondre
mais ils me touchent beaucoup.
Belles vacances à toutes et peut-être à bientôt...
C'est au pays de Giono, dans le Lubéron, que nous avons passé
nos dernières belles journées sur le sol de Provence.
Terre de lumière à l'air vif, où les beaux escaliers antiques
montant à l'assaut des villages perchés s'appellent calades et les mas, bastides.
Terre de senteurs, de couleurs, de bonheur...
Adieu cher pays qui nous a tant charmés.
Les cigales se sont réveillées juste à temps pour nous dire "au revoir".
Tu nous as livré certains de tes secrets,
mais tu demeures mystérieux à l'image de ces belles allées de platanes
qui ne révèlent jamais aux curieux qu'une infime parcelle des belles maisons qu'elles masquent.
Le voilà achevé, ce fameux bavoir commencé en janvier. Je le fermerai par un joli bouton blanc et une bride.
Quelques détails pour le plaisir...
Une pensée particulière pour le petit Melchior né cette nuit ... Vive la vie !
Chose promise, chose dûe, voici la suite de l'article du 1er mai,
dédicacé à Lorraine qui attendait cette publication depuis longtemps...
Le costume du pays d'Arles est magnifique. Il confère à celle qui le porte une
allure de reine.
Toutefois il demande un réel savoir-faire et un temps considérable de préparation :
pas moins de 3 heures à celles qui savent s'habiller seules.
A chaque âge de la vie de la femme correspond un costume.
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Le costume de Mireille porté par les
petites filles de 8 à 15 ans est plus complexe : une jupe ample et un tablier, un fichu blanc et une coiffe blanche qui demande un vrai savoir-faire.
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Le costume de Virginen est celui de la
jeune fille en âge de se marier. Elle prend alors le ruban aux Saintes-Maries de la Mer, le dernier dimanche de juillet. Elle ne porte plus de tablier mais une jupe de coton plus longue
froncée à l'arrière, un eso (haut) noir sur lequel se ferme le fichu qui avec 3 autres éléments forment la chapelle. Ici, la jeune fille porte encore la coiffe blanche des
Mireille.
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Le costume d'arlésienne est porté pour la
première fois par la jeune fille un an après sa prise de ruban, lors de la fête du costume, le 1er dimanche de juillet, lors de sa présentation à la Reine d'Arles. Il est en soie de la jupe à
l'eso. Le fichu est particulièrement riche et beau. Le ruban est de couleur.
A cela s'ajoutent de nombreux
accessoires :
broches, bourses, gants de dentelles, saute-ruisseau pour relever la jupe.
Rien n'est laissé au hasard ou à la fantaisie :
la coiffure en rouleaux a ses codes et nécessite de porter des cheveux longs,
5 plis dans le cou sur le châle pour le maintenir,
5 épingles plantées à des endroits bien précis
et dont la disposition en triangle évoque le delta du Rhône...
Une fois costumée, une femme ne peut fumer en public.
Les rubans de tête sont des pièces rares et très coûteuses.
Un atelier en fabrique toujours aux Baux de Provence.
Ce sont eux qui déterminent le reste du costume qui leur est assorti.
Tous ces codes font de l'Arlésienne une des plus belles femmes costumées.
La variété des couleurs, le plissage des étoffes,
la finesse des dentelles sont un enchantement pour les yeux.
Deux cadres pour Philo et Marguerite,
les amies de coeur d'Elisabeth !
Croquet rose, croquet fuschia...
Lauriers roses pour notre plus grand bonheur.
Et encore un fichu, mais en tissu provençal,
volanté, un peu rallongé par derrière
et nettement moins serré sur la nuque.
Au pied du château de Grignan - où mourut la marquise de Sévigné -,
dans les champs de la Drôme et les recoins du Vaucluse,
la lavande commence à fleurir.
Joie de croiser enfin ces vastes étendues mauves,
admirées jusqu'ici à travers des cartes postales enchanteresses.
La lavande embaume-t-elle à travers votre écran ?
Encore quelques cadres, et toujours les arlésiennes de Léo Lélée.
Les olives dans le coin, c'est... pour masquer un raté...
Une nouvelle virée dans le magasin d'usine des Olivades.
Harmonie des couleurs, enchantement pour les yeux.
Et une découverte qui m'a laissé sans voix : ces vêtements d'enfants avec pièce de boutis. Les robes sont ravissantes. Voyez vous-mêmes.
et ce petit chausson, n'est-il pas craquant ?
Quant à cette teinte verte associée au rose vif, je suis sous le charme.
C'est pourquoi je suis revenue de cette excursion avec ce très beau carré offert par mon mari.
Lorraine, il n'irait pas mal à côté des tiens, non ???
Enfin un cliché de ce motif "Mimazan" décliné de toutes les couleurs et qui me plaît toujours autant.
Merci à la gentille dame qui m'a autorisé à prendre des photos : difficile de savoir où tourner l'objectif dans cette véritable caverne d'Ali Baba.
Visite possible de l'atelier d'impression sur tissu du lundi au jeudi matin sur RDV pour découvrir l'histoire de ces tissus qui tirent leur origine des toiles importées par la Compagnie des Indes à
la fin du XVIè siècle.
Les Olivades
Chemin des Indienneurs
13103 Saint-Etienne du Grès
04 90 49 18 04
Au programme tout juste 200 m de dénivelé pour gravir le Charmant Som.
Pour la remise en jambe de notre petite famille, c'était bien assez...
Et voici les premiers pas d'une nouvelle montagnarde sur des versants escarpés.
Pas rassurée, la mère de famille en songeant aux à pic !
Tout en bas, dans une coulée de la forêt, la grande Chartreuse, toute de silence, de paix et de prières.
Merci à tout ceux qui ont contribué à la réussite de ce we.
Ce we, Monsieur Mille et un ouvrages a été reçu compagnon :
voici la pièce qu'il a présentée après 9 mois d'un travail continu,
une guitarde.
Le mot "guitarde" désigne un assemblage de charpente complexe. Plus les bois sont courbes, plus est difficile la réalisation de l'ouvrage et joli le résultat final. Or une guitarde comporte bon
nombre de "liens" courbes.
Quelques photos de ce long hiver entre les murs de l'atelier...
La guitarde en chiffres :
- 2 000 kms d'aller-retour à l'atelier situé à 15 kms de la maison
- 1 040 € de matériel
- 730 heures de travail : épure (= plan), de taille et de dossier les soirs de semaine, les samedis et les vacances...
- 30 000 € : le prix qu'elle coûterait si elle était vendue ! Mais un chef d'oeuvre n'est jamais destiné à être vendu.
Généralement, il est exposé dans un musée. Ici, il s'agit d'un réel et non d'une miniature qui doit être fixé sur la maison des Compagnons de Nîmes.
Et le joli bouquet que reçoit traditionnellement l'épouse du nouveau compagnon des mains de son mari pour la remercier des sacrifices familiaux et de la solitude imposée par cette taille.
Dans la soupière, il est superbe !
Un nouvel essai de couleur...