Chose promise, chose dûe, voici la suite de l'article du 1er mai,
dédicacé à Lorraine qui attendait cette publication depuis longtemps...
Le costume du pays d'Arles est magnifique. Il confère à celle qui le porte une
allure de reine.
Toutefois il demande un réel savoir-faire et un temps considérable de préparation :
pas moins de 3 heures à celles qui savent s'habiller seules.
A chaque âge de la vie de la femme correspond un costume.
le costume de bonnet est celui des enfants
jusqu'à 8 ans : une jupe couverte d'un tablier, une chemise blanche couverte d'un caraco noir sans manche et un petit bonnet blanc.
Le costume de Mireille porté par les
petites filles de 8 à 15 ans est plus complexe : une jupe ample et un tablier, un fichu blanc et une coiffe blanche qui demande un vrai savoir-faire.
Le costume de Virginen est celui de la
jeune fille en âge de se marier. Elle prend alors le ruban aux Saintes-Maries de la Mer, le dernier dimanche de juillet. Elle ne porte plus de tablier mais une jupe de coton plus longue
froncée à l'arrière, un eso (haut) noir sur lequel se ferme le fichu qui avec 3 autres éléments forment la chapelle. Ici, la jeune fille porte encore la coiffe blanche des
Mireille.
Le costume d'arlésienne est porté pour la
première fois par la jeune fille un an après sa prise de ruban, lors de la fête du costume, le 1er dimanche de juillet, lors de sa présentation à la Reine d'Arles. Il est en soie de la jupe à
l'eso. Le fichu est particulièrement riche et beau. Le ruban est de couleur.
A cela s'ajoutent de nombreux
accessoires :
broches, bourses, gants de dentelles, saute-ruisseau pour relever la jupe.
Rien n'est laissé au hasard ou à la fantaisie :
la coiffure en rouleaux a ses codes et nécessite de porter des cheveux longs,
5 plis dans le cou sur le châle pour le maintenir,
5 épingles plantées à des endroits bien précis
et dont la disposition en triangle évoque le delta du Rhône...
Une fois costumée, une femme ne peut fumer en public.
Les rubans de tête sont des pièces rares et très coûteuses.
Un atelier en fabrique toujours aux Baux de Provence.
Ce sont eux qui déterminent le reste du costume qui leur est assorti.
Tous ces codes font de l'Arlésienne une des plus belles femmes costumées.
La variété des couleurs, le plissage des étoffes,
la finesse des dentelles sont un enchantement pour les yeux.
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